Mars: mois de sensibilisation à l'endométriose.
- Fanny Médez- L'éveil du Colibri

- il y a 15 heures
- 3 min de lecture

🩺 Il y a 11 ans, le 16 mars 2015, je subissais une lourde intervention chirurgicale de plus de 7 heures pour tenter de sauver mon rein gauche, pris dans les affres de l’endométriose.
💛 Je fais partie des 10% de femmes atteintes de cette maladie dans le monde.
Pourtant, mes douleurs avaient commencé bien avant…
💊 Adolescente, j’avais déjà des règles extrêmement douloureuses. À 16 ans, on me met sous pilule pour « réguler » tout ça.
🧠 À 30 ans, je fais une hémorragie cérébrale. J’arrête la pilule et pose un stérilet au cuivre.
💥 À 32 ans, de fortes douleurs dans le dos apparaissent. On parle de cruralgie. On me prescrit du repos et de fortes doses d’anti-inflammatoires.
🏥 Puis à 33 ans, je suis hospitalisée en urgence pour une pyélonéphrite ( infection du rein) fulgurante. L’infection est soignée et je rentre chez moi… sans autre examen.
Mais les douleurs continuent.
🕵️♀️ Six mois plus tard, grâce à mon médecin traitant, je passe enfin une IRM.
⚠️ Le verdict tombe : endométriose sévère.Mon uretère gauche est nécrosé par un nodule infiltrant, mon rein est en train de mourir, et l’endométriose touche de multiples autres endroits.
⏳ Il aura fallu presque 20 ans pour qu’on écoute mes douleurs et qu’un diagnostic soit posé…
Quelques mois plus tard, je subis une opération de 7 heures pour tenter de "réparer l'uretère", réséquer les lésions d'endométriose et permettre un fonctionnement minimal du rein.Puis, on me met sous ménopause artificielle.
Mais la maladie, elle, ne disparaît pas.
💔 Après l’opération, j’ai voulu croire que tout redeviendrait comme avant.J’ai repris rapidement le travail.J’ai changé de région.J’ai essayé de continuer ma vie.
Mais on ne peut fuir son corps.
🔥 Les douleurs reviennent.Encore plus fortes.Jusqu’au burn-out.
📉 Après de nouveaux examens, on m’explique que mes organes sont collés par des adhérences ( frozen pelvis), que leur mobilité est compromise et que les nerfs envoient de mauvais signaux : des douleurs neuropathiques.
⚠️ Et la réponse médicale est simple :« Il n’y a pas grand-chose à faire. »
💔 Je sombre dans la dépression.
🌅 Puis, après quelques mois dans la « nuit noire de l’âme », je décide de me relever et de chercher des solutions par moi-même.
📚 Je lis, je teste, j’expérimente, je mets mon corps et mes besoins au centre.Je change mon alimentation.J’entame une psychothérapie. Je pratique yoga, méditation, marche en pleine nature.
🌿 Je découvre la sophrologie, la naturopathie, et les approches complémentaires…Et surtout, j’apprends à écouter mon corps.
Petit à petit, je retrouve un peu d’énergie, une meilleure qualité de vie.
💪 Mais le chemin est long et le parcours semé d'embuches.
Ces dix dernières années ont été jalonnées d’incompréhensions, de douleurs invalidantes, de traitements lourds… et de deuils invisibles : travail, famille, indépendance financière, projets de vie. Mon couple a lui aussi été mis à rude épreuve. Accepter de ne jamais être parents. Retrouver un sens et surmonter la déception de l'entourage.
Aujourd’hui, la maladie est stable.Mais je ne suis pas guérie.La fatigue chronique et certaines crises font encore partie de ma vie. La frustration, la colère ne sont pas non plus totalement surmontées. Il m'a fallu apprendre à accueillir toutes ces émotions.
✨ Mais une chose a changé : la maladie ne me définit plus.
Elle m’a même poussée à changer de chemin, à m’écouter, à prendre soin de moi et à me respecter davantage.
Aujourd’hui, j’accompagne à mon tour des personnes, et notamment des femmes atteintes d’endométriose, sur le chemin du mieux-être.
🤍 Si je partage ces mots aujourd’hui, c’est parce que mon histoire n’est pas seulement la mienne.C’est celle de millions de femmes.
💌 Alors si vous êtes concernée, j’aimerais vous dire une chose :vous n’êtes pas seules.
🙌 Les douleurs des femmes ne devraient jamais être minimisées.Écoutez votre corps. 👂💖Croyez en vous. 🌟💪Et n’abandonnez jamais. 💛✨



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